J’y pense et puis...

Marionnettes/spectacle forain / à partir de 8 ans

Création 2016

J'attire votre attention sur le fait, que les spectateurs ne doivent pas savoir quelle est la thématique du spectacle, ni qu'ils seront invités à monter dans un camion semi-remorque.
Il faut que cela reste une SURPRISE.

Nous vous proposons de vous inspirer des textes suivants:

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Il semble qu’on soit invité à un anniversaire. Et puis voilà qu’on découvre un secret… mais pas n’importe lequel. Et on ne sait pas très bien quoi faire. En être complice ? Le cacher ? Ce secret a traversé bien des épreuves avant d’arriver jusqu’à nous… Ce spectacle pour deux grandes marionnettes et différents objets aborde un thème d’actualité et le dessine à taille humaine, très humaine, avec tendresse et acuité. Surprise !

Durée: 45 mn

Spectacle conçu par Alain Moreau avec la complicité de Laura Durnez, Dorothée Schoonooghe et Bao Khan Ngouansavanh
Réalisation marionnettes, scénographie et mise en scène : Alain Moreau
Jeu : Laura Durnez et Dorothée Schoonooghe
Création des éclairages : Bao Khan Ngouansavanh et Jérôme Lenain
Régie : Jérôme Lenain, François Geeraerdt
Stagiaires : Monelle Van Gyzegem et Carine Delberghe

Création musicale : Max Vandervorst

Costumes des marionnettes : Céline Robaszynski

Merci à Niels Gryspeirt, à Flavia Armenzoni - Teatro delle Briciole, à Alexandre Caputo et au Théâtre National, au CCBW et au Festival Ottokar, au Centre Culturel de Genappe, à Patrick Masset et au Théâtre d’Un jour, à Wenceslas Kaboré et à tous nos spectateurs cobayes qui sont entrés dans notre camion durant notre long voyage de création et dont les avis nous ont été bénéfiques…

Fiche technique
Ce spectacle sur le thème des grandes migrations est proposé dans petit semi-remorque transformé en camion de déménagement international.
D’une durée d’environ une demi-heure selon le temps d’installation du public dans le camion, il peut se jouer trois fois par jour.

Taille du véhicule :
L : 10m50
l : 2m20
h : 3m50

Espace de jeu nécéssaire :
L: 15m
l: 4m
h : 3m50

Capacité d’accueil dans le camion:
Tout public : 36 personnes
Scolaire : 40 personnes (si enfants en dessous de 12 ans)

-Le camion sera stationné dans un espace dégagé, plat et accessible à l’écart de la circulation et de tout passage. C’est important, car il s’y passe des choses
tout autour, que le public ne doit pas voir sous peine d’en dévoiler les surprises et le dénouement.
Ce lieu devrait idéalement ne pas être a vue du lieu d’accueil du public où seront distribuées des caisses de déménagement.
Après cette distribution une réplique miniature télécommandée du camion viendra cueillir le groupe de spectateurs muni des objets à charger et l’emmènera jusqu’au lieu de la représentation.
Il est impératif de s‘assurer de la quiétude du lieu et d’y veiller pendant les représentations.
Arrivés au hayon du camion où un des déménageurs (une marionnette de taille humaine) les attendra, chacun sera invité à y entrer avec sa caisse ou sa table à repasser pour l’y ranger. Accueillis à l’intérieur du camion par le second déménageur une surprise se prépare, le spectacle commence…
Les spectateurs resteront dans le camion 30 minutes.
Le camion est chauffé ou climatisé.
Demandes :
-1 technicien d’accueil
-1 personne pour accueillir le public et distribuer les caisses.
-3 circuits 16A 220V séparés (minimum 2)
-Une loge ou à tout le moins un accès à des toilettes.
-1 espace couvert pour l’accueil du public éloigné du lieu de représentation où seront distribuées les caisses de déménagement.
-Si arrivée la veille, le camion sera impérativement stationné sur le lieu de représentation. Un camion comme celui-là ne se stationne pas aisément en face ou dans le parking d’un hôtel…
-Prévoir le transport de l’équipe (3 personnes) entre l’hôtel et le lieu de représentations.
Montage :
-Si le camion est déjà stationné exactement au lieu de représentation et que le câblage électrique est en place et sous tension : 1 heures avant la première représentation.
-Si le camion n’est pas encore stationné : 1 heure 30 avant la première représentation.
Une fois installés et la première représentation jouée, les autres jours l’équipe arrive 1 heure avant la représentation.
Démontage :
-1/2 heure

  • La noirceur, peut-être pas, mais la gravité, certainement : le Tof Théâtre opte avec J’y pense et puis… pour un ton plus sombre que celui auquel il nous avait habitués lors des deux dernières éditions du XS. La marionnette se mêle ici au théâtre d’objets pour évoquer avec ironie nos réactions ambiguës face au drame des migrants. Avec, comme à leur habitude, finesse, humour et poésie, le Tof Théâtre fait preuve une fois de plus de sa grande inventivité. Quant aux marionnettes, prenant ici la place des marionnettistes pour manipuler des objets, elles sont plus vivantes que jamais.
    Mars 2016, Emilie Garcia Guillen Journaliste du Suricate Magazine
  • Alain Moreau, lui, ne veut rien oublier. Et cherche au contraire à réveiller les consciences, pousser un cri de colère, dans "J'y pense et puis...". Un spectacle inventif et surprenant qui nous mène là où on ne s'y attend pas et dont l'artiste a déjà créé plusieurs versions qu'il estimait trop frontales.
    Dans ce camion de déménagement où le spectateur est emmené pas à pas loin des sentiers battus et des salles de théâtre, nous attendent deux amis, des marionnettes à taille humaine, pleines de vie, d'allure bonhomme et expressive, comme en crée souvent le Tof.
    Une fête d'anniversaire, fanions et chapeaux pointus à l'appui se prépare.Mais l'invité surprise ne sera pas celui qu'on croit. Et chacun interprétera à sa façon l'issue du drame interactif, sans paroles et chargé de symboles, qui se joue sous nos yeux. (....) LAURENCE BERTELS, août 2016
  • (...) Une forme assez courte (45′), sensible et tendre, qui associe étroitement le spectateur à l’action, et le confronte gentiment à ses choix moraux. Marionnettes portées manipulées à vue, décor minimaliste et astucieux, écriture intelligente et fluide, une manipulation convaincante et proche du public: du tout bon, qui peut convenir aussi aux enfants.(...)

    Avez-vous déjà été invité à une fête surprise pour l’anniversaire d’une marionnette? Avez-vous déjà eu l’occasion de faire la bise à l’une d’entre elles? Avez-vous déjà vu une marionnette manipuler une autre marionnette? Avez-vous jamais été disputé, pour votre lenteur, par l’une d’entre elles?
    L’un des traits marquants de J’y pense et puis…, qui est d’ailleurs typique des créations du Tof Théâtre, c’est l’extrême proximité entre les deux duos marionnette-manipulateur et les spectateurs. Dans un espace volontairement exigu, après une courte déambulation, le public se retrouve à interagir, bon gré mal gré, avec les deux marionnettes qui leur communiquent des instructions muettes pour les placer, avant que l’histoire ne commence.
    Le spectacle est plein d’humour et de bonhomie, avec une touche de gravité distillée sur un dernier rebondissement, les spectateurs étant rendus à l’air libre précisément au moment où ils se retrouvent confrontés à leurs questionnements intimes. Beaucoup de finesse, dans cette pièce, dans les relations entre personnages, et dans les réactions suscitées parmi les membres du public. A cela se joint une sorte de poésie humble, une poésie de l’ordinaire, des rapports humains simples et des objets du quotidien.
    Objets, justement, qui s’animent entre les mains des marionnettes, qui se retrouvent même à en manipuler une troisième. C’est inventif, les symboles sont intelligemment utilisés, le propos est clair, toujours juste.
    Lorsque le spectacle prend finalement un tournant plus grave, en installant le sentiment du danger, le public est comme pris au piège. Pris au piège de sa complicité avec les personnages, de sa proximité avec ce qui est narré. Cette position de partie prenante de l’histoire le place au cœur du choix moral qui se pose finalement aux personnages, et chaque spectateur vit l’inconfort d’être appelé à prendre position.
    C’est un beau spectacle que nous offre là le tof théâtre: généreux, simple, sympathique mais aux prises avec la gravité de son époque, il nous donne à sentir que cela peut être au niveau le plus élémentaire, dans les endroits les plus petits et au milieu des gens les plus simples que les questions les plus fondamentales, finalement, peuvent se trouver posées.
    Mathieu Dochtermann - http://toutelaculture.com - Mai 2017
  • Cela fait quarante ans que Gaby et Antoine déménagent, qu'ils assistent tous ceux qui migrent entre deux domiciles. Après les avoir aidés à charger les derniers cartons, on prend place dans leur camion pour fêter l'anniversaire de Gaby. Hourras, musique et chapeaux pointus : la fête bat son plein. Au moment de partager le gâteau, un invité surprise fait son apparition. Avec ce spectacle de marionnettes (manipulées à vue) a priori anodin, Alain Moreau évoque le drame des migrants. J'y pense et puis... Non, il ne veut pas oublier le treizième article de la Déclaration universelle des droits de l'homme sur la liberté de circuler. Astucieux, décalé et pertinent, ce nouveau spectacle du Tof Théâtre rejoint les grands hits de l'emblématique compagnie de marionnette belge (et ça fait trente ans que ça dure) ! Thierry Voisin (Télérama) Mars 2018