Souliers Rouges. Tragicomédie pour petite fille et marâtre

Théâtre / A partir de 6 ans

CREATION 2015-16
Une petite fille orpheline est adoptée par une marâtre cruelle qui ne supporte pas que la fillette conserve le moindre souvenir de sa mère défunte. Attirée par le rouge parce que sa mère aimait cette couleur, la petite fille reçoit d’un mystérieux marchand une paire de souliers…rouges. Ces derniers sont magiques, et l’invitent à danser toute la nuit pour retrouver sa «maman». La petite fille les chausse mais les souliers se révèlent maléfiques.

Texte : Aurélie Namur
L’ auteure a bénéficié d’une résidence d’écriture à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon et d’une bourse du Centre National du Livre.
Mise en scène : Félicie Artaud
Interprétation :
Yann ick Guégan / Julien Testard ( en alternance)
Aurélie Namur / Clémence Viandier (en alternance)
Claire Engel / Félicie Artaud (en alternance)
Scénographie et costumes : Claire Farah
Lumières : Nathalie Lerat
Son : Antoine Blanquart
Chorégraphie : Sophie Leso
Administration : Elisa Cornillac
Production/diffusion : My Linh Bui

Production : Cie LES NUITS CLAIRES et Cie AGNELLO
Coproduction :
- Les Scènes associées (Espace culturel Ronny Coutteure/Ville de Grenay, Maison de l’Art et de la Communication/ Ville de Sallaumines et Centre culturel Arc-en-Ciel/Ville de Liévin)
- Agglomération Sud Pays Basque
- Ville de Cournon-d’Auvergne, Festival Puy de Mômes.
Un spectacle réalisé avec le soutien de la Région Languedoc Roussillon (France), de l’ADAMI, de la Mairie de Paris, de la DRAC Languedoc Roussillon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique).
En coréalisation avec le Théâtre Dunois (Paris)
Soutiens : Festival Turbulences (Namur Belgique), Festival Météores (Bruxelles Belgique), Festival Momix (Kingersheim), Pessac en Scène, Festival A pas contés (Dijon), Le Périscope (Nîmes), Espace d’Albret (Nérac), Ligue de l’Enseignement - FAL 53 / Le Théâtre, scène conventionnée de Laval, Scène Nationale 61, Espace Paul B (Massy), Théâtre Jacques Cœur (Lattes), Centre Culturel des Portes de l’Essonne, Maison des cultures et de la cohésion sociale de Molenbeek (Bruxelles)
Avec la participation de L’AIRE - micro espace d’expérimentation (Montpellier)
Les compagnies Les Nuits Claires/ Agnello remercient Le théâtre Océan Nord et Michel Boermans pour leur soutien à la création.

En représentation scolaire, le spectacle s’adresse à des enfants à partir de 7 ans
Durée : 45 minutes
En tout public, pas avant 7 ans
Durée de montage : 3 services ( 2,5 si prémontage effectué )
3 régisseurs : 1 lumière, 1 lumière/plateau, 1 son
Temps de démontage : 2h00
NB : une petite feuille de papier flash est allumée durant le spectacle.
Plateau
Ouverture : 8 m*
Mur à mur : minimum 10 m
Profondeur : minimum 7 m
Hauteur : minimum 6 m
Sol : tapis de danse noir (sans pli)
Pendrillons : italienne 2 plans jardin-cour (voir plan)
la configuration du décor étant propice aux découvertes, un pendrillonage supplementaire sera peut
être necessaire et déterminé une fois sur place.
Prevoir un taps noir plié (amortir chute souliers à cour)
Circulation sur tout le pourtour exterieur du plateau ( avec bleus )
Régie en salle, au centre derrière le dernier rang de spectateurs
Le son et la lumière sont contrôlés par ordinateur.
un boitier eNNtec DMX pro (5 points) et une carte son Motu (multi jack/XLR) fournis par la cie
L’ensemble de la régie lumière/son est assuré par un seul régisseur;
* dimensions idéales, le décor -comme les comédiens- sont plutôt souples.

  • “Une petite orpheline vit chez sa mère adoptive. Celle-ci révèle par intermittence sa figure de méchante marâtre, notamment quand la fillette évoque le souvenir de sa “maman adorée”. Elle lui interdit alors de marcher pieds nus, de danser ou de porter du rouge. Un jour, un étrange marchand lui offre une paire de souliers rouges magiques … Aurélie Namur, auteure et interprète, s’est attaquée à la cruauté du conte d’Andersen en adoptant un contrepied comique totalement réussi. Sa réécriture, qui n’enlève rien à l’intensité dramatique de l’histoire, prend le parti de l’enfant, lui rendant sa liberté de choisir, sa capacité à rompre avec un destin terrible. Un conte contemporain positif pour trois excellents comédiens, où la danse n’est plus celle de l’enchantement, mais celle d’une pulsion de vie, où les marâtres deviennent mères aimantes, où l’humour joue avec le frisson de la peur”

    Françoise Sabatier-Morel – Télérama (novembre 2016)
  • Les compagnies Les Nuits claires et Agnello s’associent pour un remarquable spectacle qui revisite le conte d’Andersen et rappelle à petits et grands que l’amour est la chose essentielle à donner aux enfants.

    Aurélie Namur s’inspire du conte cruel et noir d’Andersen. Elle en conserve la trame, tout en l’habillant d’une diaprure éblouissante de trouvailles narratives et d’effets scéniques. Une jeune orpheline est confiée à une atroce marâtre qui veut la modeler et en faire le miroir de son narcissisme égoïste et frivole. En Pygmalion pédagogue, « Madame ma mère », que la petite fille ne parvient pas à appeler « Maman », oblige l’adoptée à tout faire pour oublier son milieu d’origine, à grands renforts de cours de danse classique et de becquées de caviar et de foie gras. Claire Engel est la mère ; Aurélie Namur est la petite. La fillette n’a rien conservé de sa mère adorée sinon le souvenir de ses gestes doux et enveloppants et une paire de babouches rouges que la marâtre jette au feu, tant elles puent, obligeant la petite à aller acheter des bottines blanches qui ne dépareront pas dans l’univers immaculé et frigide de la maison du malheur. Mais le Malin, que Julien Testard interprète avec une plaisante faconde, prend les traits du vendeur de chaussures et offre à l’enfant une paire de souliers magiques, qui vont mettre la maison et les sentiments sens dessus dessous.

    La confiance comme seul viatique

    Le programme est annoncé d’emblée, et le maître de cérémonie, le Diable toujours, plaisamment nommé Tristan Dersen, annonce au public enfantin, d’évidence ravi à l’idée d’avoir peur, que la pièce va être épouvantable : les pieds prisonniers des souliers seront coupés et tout finira dans un bain de sang répugnant ! Mais la modernité, n’en déplaise aux contes d’antan, préfère les fins heureuses : on a donc un peu moins peur de savoir que rien ne se réalisera comme le méchant Monsieur Loyal se délecte à l’annoncer. La réécriture du texte est fine et spirituelle ; les comédiennes sont absolument excellentes dans leurs rôles, mais le meilleur du spectacle tient sans doute dans sa double adresse aux parents et aux enfants. A notre époque où fleurissent les familles recomposées, les enfants trimballés entre deux foyers et deux vies et autres accommodements avec les conventions habituelles, il est aussi difficile d’être parents des enfants qu’on n’a pas faits qu’enfants des parents de seconde main. Le secret pour que tout ce petit monde vive en bonne harmonie ne tient qu’à une évidence vieille comme les contes. Ce spectacle la rappelle avec un charmant sens de l’à-propos anthropologique : il suffit de s’aimer pour s’entendre et remporter tous les combats contre l’adversité. Avis aux parents de tout poil : accueillez les enfants que le hasard vous offre sans vouloir les faire rentrer dans le carcan de vos a priori éducatifs, et avis aux enfants qui auraient à composer avec les marâtres : il faut aider les grands à faire leur métier de parents !

    Catherine Robert La Terrasse Janvier 2018